20nov

Rimbaud,Poète, Christique

Arthur est d’abord et avant tout un précoce. A l’école, dans ses lectures, dans son écriture comme dans l’apprentissage des langues mortes ou rares Rimbaud apprend tout avant tout le monde. Sa personnalité, son génie, sa clairvoyance et la fulgurance de sa création forgent le mythe qui fascine encore aujourd’hui.. La montée en puissance de sa […]

Rimbaud (2)

21juin

A ta santé Bernard

Bernard Dimey – poète « Sable et cendre », un livre de poèmes de Bernard Dimey. Textes et dessins de l’auteur. Le livre a été dédoublé pour le photomontage. Chiné un euro, même pas le prix d’un canon, j’ai honte, sur la brocante d’Us, ce dimanche 8 avril 2007. (Photo et photomontage Lieucommun). Bernard Dimey (1931-1981) était […]

Bernard Dimey (0)

Rimbaud,Poète, Christique

KIP

Arthur est d’abord et avant tout un précoce. A l’école, dans ses lectures, dans son écriture comme dans l’apprentissage des langues mortes ou rares Rimbaud apprend tout avant tout le monde. Sa personnalité, son génie, sa clairvoyance et la fulgurance de sa création forgent le mythe qui fascine encore aujourd’hui.. La montée en puissance de sa verve poétique commence dans les années 1860 pour se conclure vers 1874, il a alors 20 ans. Et voilà que, grâce à Verlaine, son œuvre féconde. Contre son gré, contre la société, contre la poésie même. C’est l’histoire incroyable d’un destin littéraire consacré, récupéré, perpétué et qui, malgré sa brièveté continue aujourd’hui encore, d’être interrogée.  Ou comment la poésie a-t-elle pu cristalliser à ce point l’imaginaire prolifique d’un adolescent et consacrer sa postérité à partir d’une vie et d’une œuvre aussi courtes, si denses soient-elles.

Le Christ occupe toute la pensée et la poésie de Rimbaud, le poète est lui-même christique.

Dans sa destestation puis dans son amour, on trouve sans doute, toute la clé de son œuvre poétique.

gtfred

 

Elle est retrouvée.
Quoi? – L’Éternité.
C’est la mer allée…
Avec le soleil.

Âme sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.

Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s’exhale
Sans qu’on dise : enfin.

Là pas d’espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.

Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.

Mai 1872
De la naissance du poète en 1854 jusqu’à sa mort à Marseille en 1891, la destinée d’un homme qui a peut-être prouvé l’homme.

http://editionsdianedeselliers.com/fr/livres/poesies-une-saison-en-enfer-illuminations-de-rimbaud

 

Arthur est un commerçant entrepreneur, gourmand d’aventures marchandes  en tout genre. Dès lors qu’il abandonne la poésie Rimbaud cherche à  gagner sa vie  en travaillant d’abord à Chypre où il sera chef de chantier dans une carrière, puis plus tard  dans la  Corne de l’Afrique où il vendra notamment du café au sein de l’entreprise Bardey et Mazerand. Mais il ambitionne aussi de faire fortune  dans le trafic d’armes pour le compte du puissant roi Ménélik qui entreprend de conquérir l’Ethiopie. Il court des risques insensés tandisque son rapport à l’argent est devenu obsessionnel. Mais c’est un malchanceux. Ses entreprises pour l’essentiel échouent.

Ou pourquoi Rimbaud consacre-t-il la deuxième partie de sa vie en Afrique à  commercer alors qu’il se plaint sans cesse de son sort, souffre et s’ennuie. Direction Harar en Ethiopie là-même où Arthur Rimbaud a établi son quartier général.

 

Double clic sur « détail » pour écouter

 

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A ta santé Bernard

nnnki

Bernard Dimey – poète


« Sable et cendre », un livre de poèmes de Bernard Dimey. Textes et dessins de l’auteur. Le livre a été dédoublé pour le photomontage. Chiné un euro, même pas le prix d’un canon, j’ai honte, sur la brocante d’Us, ce dimanche 8 avril 2007. (Photo et photomontage Lieucommun).

Bernard Dimey (1931-1981) était un oiseau de nuit parisien, Montmartre, les bistrots, les poivrots, les filles du trottoir, et ses amis peintres, chanteurs, acteurs de cinéma (il a écrit aussi des dialogues de films).
Poèmes, textes de chansons pour Henri Salvador (Syracuse est la plus célèbre, mais qui en connaît l’auteur ?), Michel Simon (« Mémère, tu t’en souviens « …), Mouloudji, Patachou … Je possèdais déjà un recueil de poèmes : « Je ne dirai pas tout » , un CD et deux 33 tours, rayés, gravés de sa voix rayée aussi, le langage direct de son univers parisien populaire au vrai sens du mot, d’alcool et de tabac, de bistrot et de nuit, des textes en demi-teinte noire, donnés à entendre, simplement, le monde comme il ne va pas toujours, l’humour sans illusion, et ses rêveries de fumée, les paradis inaccessibles, mais la tendresse, la tendresse, et la certitude de mourir un jour à côté de la plaque. De beaux textes méconnus, nombreux et censurés parce qu’on ne respecte dans le commerce que la poésie qui ne dérange pas le commerce.  « Syracuse », c’est très bien, mais pourquoi ce monsieur Dimey a-t-il changé de style ? Parce que Dimey, c’est « Syracuse », « la mer à boire » et « Les copines du quartier », en même temps, ça dépend pas des jours.

 
Livres disponibles : « Sable et cendre », « Je ne dirai pas tout », « Kermesses d’antan », « Le milieu de la nuit » ; tous aux éditions Pirot, autour de 15 € en librairie, pas en grande surface *
* N’oubliez pas que le prix du livre est le même partout depuis la loi Lang de 1981.

  Cet homme là mérite qu’on aille le chercher, exprès, ou qu’on le laisse cuver ses excès de vie, lui qui a écrit :
Ivrogne… et pourquoi pas ? Je connais cent fois pire …
 


Le grand-duc (L’illustration est dans « Sable et cendre » , ci-dessus ; le texte, lui, se trouve dans « Je ne dirai pas tout »)

Les grands oiseaux de nuit se dressent en silence
Toisant avec mépris de leurs yeux arrondis
La folie des humains essoufflés (1) par la danse    (1) faute de frappe corrigée
Sans comprendre pourquoi ces fous les ont maudits.

Ils règnent sur la nuit, la violent, la traversent,
Savourant le silence ou le perçant d’un cri,
Jusqu’à l’heure où le jour et la nuit se renversent
Quand les engoulevents regagnent leurs abris.

Les oiseaux du malheur crucifiés sur les portes
Par la stupidité des animaux humains
N’ont jamais su pourquoi la jeune femme est morte
Ni quel mal inconnu a desséché ses mains.

Le grand-duc a connu toutes les nuits du monde.
Comment n’aurait-il pas ce masque de mépris ?
Il connaît le sabbat des femelles immondes
Et le rictus idiot de l’amour à tout prix.

Il connaît le rôdeur et l’envers de sa peau
L’œil glacé des Vénus qui s’acharnent à plaire,
Brebis cent fois mordues rejoignant le troupeau
Quand l’oiseau de ténèbres rejoint son repaire *.

Tous les oiseaux de nuit s’endorment à l’aurore,
À l’heure où je regagne ma chambre d’hôtel,
Mais la nuit reviendra pour nous reprendre encore
Jusqu’à la fin des fins qui guette les mortels.

Bernard Dimey (chapitre « Bestiaire de nulle part », dans le recueil « Je ne dirai pas tout » Ed Christian Pirot)
* « Quand l’oiseau de ténèbres rejoint son repaire » : on attendait « a rejoint », mais non).


 

       

Posté par de passage à 20:30 – BERNARD DIMEY – poète, et pourquoi pas ? – Permalien [#]
 

 

 

 L’hippopotame – Bernard Dimey

 
Le sentiment de solitude, la certitude de ne pas être compris, et l’humour, sa politesse du désespoir.

Tiré du recueil « Le milieu de la nuit », dessin d’ Yvette Cathiard, peintre, qui fut la compagne de l’auteur.

L’hippopotame

J’ai de l’hippopotame à peu près la rondeur,
Mais je ne vais dans l’eau que par inadvertance.
Je suis devenu sage et je crains les voyeurs,
Alors je m’engloutis sous les herbes et je pense.

L’hippopotame est doux mais son cuir est trop dur,
Son oeil est trop petit, sa narine est trop large.
Quand on est ainsi fait, le monde n’est pas sûr,
La seule solution est de survivre en marge.

Pourtant l’hippopotame est un bel animal,
Un peu mou, je sais bien, mais il est sympathique,
Il a peur des humains… et ça c’est bien normal.
Un jour, je m’en irai me noyer en Afrique.

Bernard Dimey (« Le milieu de la nuit »  - Christian Pirot Éditeur – petite collection).L’occasion d’aller faire un petit tour sur le site de l’éditeur. Vous y trouverez, parmi les collections de CD et de livres, cette  Petite collection, qui regroupe des recueils de textes, poésies et chansons d’auteurs connus ou moins connus.
Bien sûr Bernard Dimey, intégral en 4 volumes (qu’est-ce que vous attendez ?)  et encore Pierre Louki, Georges Moustaki, Brigitte Fontaine, Christophe Miossec, Bernard Lavilliers, Boby Lapointe, Francis Lemarque, Gilles Vigneault, Mouloudji…
Chaque volume est vendu 15 €, à commander chez votre libraire.


Rimbaud,Poète, Christique

KIP

Arthur est d’abord et avant tout un précoce. A l’école, dans ses lectures, dans son écriture comme dans l’apprentissage des langues mortes ou rares Rimbaud apprend tout avant tout le monde. Sa personnalité, son génie, sa clairvoyance et la fulgurance de sa création forgent le mythe qui fascine encore aujourd’hui.. La montée en puissance de sa verve poétique commence dans les années 1860 pour se conclure vers 1874, il a alors 20 ans. Et voilà que, grâce à Verlaine, son œuvre féconde. Contre son gré, contre la société, contre la poésie même. C’est l’histoire incroyable d’un destin littéraire consacré, récupéré, perpétué et qui, malgré sa brièveté continue aujourd’hui encore, d’être interrogée.  Ou comment la poésie a-t-elle pu cristalliser à ce point l’imaginaire prolifique d’un adolescent et consacrer sa postérité à partir d’une vie et d’une œuvre aussi courtes, si denses soient-elles.

Le Christ occupe toute la pensée et la poésie de Rimbaud, le poète est lui-même christique.

Dans sa destestation puis dans son amour, on trouve sans doute, toute la clé de son œuvre poétique.

gtfred

 

Elle est retrouvée.
Quoi? – L’Éternité.
C’est la mer allée…
Avec le soleil.

Âme sentinelle,
Murmurons l’aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.

Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s’exhale
Sans qu’on dise : enfin.

Là pas d’espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.

Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Éternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.

Mai 1872
De la naissance du poète en 1854 jusqu’à sa mort à Marseille en 1891, la destinée d’un homme qui a peut-être prouvé l’homme.

http://editionsdianedeselliers.com/fr/livres/poesies-une-saison-en-enfer-illuminations-de-rimbaud

 

Arthur est un commerçant entrepreneur, gourmand d’aventures marchandes  en tout genre. Dès lors qu’il abandonne la poésie Rimbaud cherche à  gagner sa vie  en travaillant d’abord à Chypre où il sera chef de chantier dans une carrière, puis plus tard  dans la  Corne de l’Afrique où il vendra notamment du café au sein de l’entreprise Bardey et Mazerand. Mais il ambitionne aussi de faire fortune  dans le trafic d’armes pour le compte du puissant roi Ménélik qui entreprend de conquérir l’Ethiopie. Il court des risques insensés tandisque son rapport à l’argent est devenu obsessionnel. Mais c’est un malchanceux. Ses entreprises pour l’essentiel échouent.

Ou pourquoi Rimbaud consacre-t-il la deuxième partie de sa vie en Afrique à  commercer alors qu’il se plaint sans cesse de son sort, souffre et s’ennuie. Direction Harar en Ethiopie là-même où Arthur Rimbaud a établi son quartier général.

 

Double clic sur « détail » pour écouter

 

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A ta santé Bernard

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Bernard Dimey – poète


« Sable et cendre », un livre de poèmes de Bernard Dimey. Textes et dessins de l’auteur. Le livre a été dédoublé pour le photomontage. Chiné un euro, même pas le prix d’un canon, j’ai honte, sur la brocante d’Us, ce dimanche 8 avril 2007. (Photo et photomontage Lieucommun).

Bernard Dimey (1931-1981) était un oiseau de nuit parisien, Montmartre, les bistrots, les poivrots, les filles du trottoir, et ses amis peintres, chanteurs, acteurs de cinéma (il a écrit aussi des dialogues de films).
Poèmes, textes de chansons pour Henri Salvador (Syracuse est la plus célèbre, mais qui en connaît l’auteur ?), Michel Simon (« Mémère, tu t’en souviens « …), Mouloudji, Patachou … Je possèdais déjà un recueil de poèmes : « Je ne dirai pas tout » , un CD et deux 33 tours, rayés, gravés de sa voix rayée aussi, le langage direct de son univers parisien populaire au vrai sens du mot, d’alcool et de tabac, de bistrot et de nuit, des textes en demi-teinte noire, donnés à entendre, simplement, le monde comme il ne va pas toujours, l’humour sans illusion, et ses rêveries de fumée, les paradis inaccessibles, mais la tendresse, la tendresse, et la certitude de mourir un jour à côté de la plaque. De beaux textes méconnus, nombreux et censurés parce qu’on ne respecte dans le commerce que la poésie qui ne dérange pas le commerce.  « Syracuse », c’est très bien, mais pourquoi ce monsieur Dimey a-t-il changé de style ? Parce que Dimey, c’est « Syracuse », « la mer à boire » et « Les copines du quartier », en même temps, ça dépend pas des jours.

 
Livres disponibles : « Sable et cendre », « Je ne dirai pas tout », « Kermesses d’antan », « Le milieu de la nuit » ; tous aux éditions Pirot, autour de 15 € en librairie, pas en grande surface *
* N’oubliez pas que le prix du livre est le même partout depuis la loi Lang de 1981.

  Cet homme là mérite qu’on aille le chercher, exprès, ou qu’on le laisse cuver ses excès de vie, lui qui a écrit :
Ivrogne… et pourquoi pas ? Je connais cent fois pire …
 


Le grand-duc (L’illustration est dans « Sable et cendre » , ci-dessus ; le texte, lui, se trouve dans « Je ne dirai pas tout »)

Les grands oiseaux de nuit se dressent en silence
Toisant avec mépris de leurs yeux arrondis
La folie des humains essoufflés (1) par la danse    (1) faute de frappe corrigée
Sans comprendre pourquoi ces fous les ont maudits.

Ils règnent sur la nuit, la violent, la traversent,
Savourant le silence ou le perçant d’un cri,
Jusqu’à l’heure où le jour et la nuit se renversent
Quand les engoulevents regagnent leurs abris.

Les oiseaux du malheur crucifiés sur les portes
Par la stupidité des animaux humains
N’ont jamais su pourquoi la jeune femme est morte
Ni quel mal inconnu a desséché ses mains.

Le grand-duc a connu toutes les nuits du monde.
Comment n’aurait-il pas ce masque de mépris ?
Il connaît le sabbat des femelles immondes
Et le rictus idiot de l’amour à tout prix.

Il connaît le rôdeur et l’envers de sa peau
L’œil glacé des Vénus qui s’acharnent à plaire,
Brebis cent fois mordues rejoignant le troupeau
Quand l’oiseau de ténèbres rejoint son repaire *.

Tous les oiseaux de nuit s’endorment à l’aurore,
À l’heure où je regagne ma chambre d’hôtel,
Mais la nuit reviendra pour nous reprendre encore
Jusqu’à la fin des fins qui guette les mortels.

Bernard Dimey (chapitre « Bestiaire de nulle part », dans le recueil « Je ne dirai pas tout » Ed Christian Pirot)
* « Quand l’oiseau de ténèbres rejoint son repaire » : on attendait « a rejoint », mais non).


 

       

Posté par de passage à 20:30 – BERNARD DIMEY – poète, et pourquoi pas ? – Permalien [#]
 

 

 

 L’hippopotame – Bernard Dimey

 
Le sentiment de solitude, la certitude de ne pas être compris, et l’humour, sa politesse du désespoir.

Tiré du recueil « Le milieu de la nuit », dessin d’ Yvette Cathiard, peintre, qui fut la compagne de l’auteur.

L’hippopotame

J’ai de l’hippopotame à peu près la rondeur,
Mais je ne vais dans l’eau que par inadvertance.
Je suis devenu sage et je crains les voyeurs,
Alors je m’engloutis sous les herbes et je pense.

L’hippopotame est doux mais son cuir est trop dur,
Son oeil est trop petit, sa narine est trop large.
Quand on est ainsi fait, le monde n’est pas sûr,
La seule solution est de survivre en marge.

Pourtant l’hippopotame est un bel animal,
Un peu mou, je sais bien, mais il est sympathique,
Il a peur des humains… et ça c’est bien normal.
Un jour, je m’en irai me noyer en Afrique.

Bernard Dimey (« Le milieu de la nuit »  - Christian Pirot Éditeur – petite collection).L’occasion d’aller faire un petit tour sur le site de l’éditeur. Vous y trouverez, parmi les collections de CD et de livres, cette  Petite collection, qui regroupe des recueils de textes, poésies et chansons d’auteurs connus ou moins connus.
Bien sûr Bernard Dimey, intégral en 4 volumes (qu’est-ce que vous attendez ?)  et encore Pierre Louki, Georges Moustaki, Brigitte Fontaine, Christophe Miossec, Bernard Lavilliers, Boby Lapointe, Francis Lemarque, Gilles Vigneault, Mouloudji…
Chaque volume est vendu 15 €, à commander chez votre libraire.


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