Selon Rimbaud…
Le matin des étrennes
- Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes ! Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux, Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux, Tourbillonner, danser une danse sonore, Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore ! On s’éveillait matin, on se levait joyeux, La lèvre affriandée, en se frottant les yeux… On allait, les cheveux emmêlés sur la tête, Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête, Et les petits pieds nus effleurant le plancher, Aux portes des parents tout doucement toucher… On entrait !… Puis alors les souhaits… en chemise, Les baisers répétés, et la gaîté permise !
Arthur RIMBAUD ( 15 ans)
Sensation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l’amour infini me montera dans l’âme, Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, -heureux comme avec une femme.
Arthur RIMBAUD


















Bonjour Jeannine, Rimbaud « Christique » a t-il fait son chemin ?!
Je vous souhaite d’heureuses fêtes de fin d’année…
» … ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre,
Sur moi de plus en plus à vous ! La terre fond,
Ce n’est rien ! J’y suis ! J’y suis toujours !. »
Poésies 1872 – Arthur Rimbaud