Pagnol

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« À Marseille, je suis toujours enfant, à Paris, je suis vieux… » Marcel Pagnol

Marcel Pagnol naît à Aubagne, au 16 cours Barthélémy, à quelques kilomètres de Marseille où il part bientôt habiter avec ses parents.

Il y passe toute son enfance et son adolescence et fait ses études au lycée Thiers.

Pendant les vacances, son père loue, avec l’oncle Jules, une maison dans les collines, la fameuse « Bastide Neuve » au-delà du petit village de La Treille. Marcel demeure un Marseillais dans l’âme. Né à Aubagne le 28 février 1895 de Joseph Pagnol et Augustine Lansot, Marcel Pagnol reçoit une éducation classique et républicaine teintée d’anticléricalisme. Fils d’instituteur, il se passionne très vite pour les lettres classiques et fonde à 19 ans la revue littéraire « FORTUNIO » où sont publiés notamment des critiques théâtrales et lyriques ainsi qu’un roman feuilleton « PIROUETTES »…Une parole…Vous me demandez s’il est difficile d’être à la fois l’épouse du cinéaste et son interprète. Oui, certainement. Marcel est plus exigeant avec sa femme qu’avec n’importe lequel de ses acteurs ou actrices.

Nommé enseignant à Paris, quelques années plus tard, il y écrit ses premières pièces à succès. « Exilé » ainsi dans la capitale, il va retrouver et décrire Marseille dans « MARIUS ». Marcel Pagnol vécut à Paris à plusieurs reprises. Mais le cinéma va le ramener vers le midi et vers ses « chères collines ». Dès les années trente, il crée, à Marseille, ses laboratoires puis ses studios de cinéma.

« Il avait cette curiosité de savoir, de connaître qu’ont tous les scientifiques… Il s’intéressait aux découvertes scientifiques, et il s’y intéressait comme un poète. Ce n’était pas comme un homme de science… Il y a une grande part de poésie dans les découvertes de la physique. Un des mots qui ont touché Marcel Pagnol, qui ont suscité son intérêt, c’est le mot « anti-matière ». On avait identifié les particules d’anti-matière dans les années soixante et l’on en parlait beaucoup. L’anti-matière représentait pour lui quelque chose comme l’antéchrist, il y avait une sorte de symbole un peu satanique ou un peu extraordinaire dans ce mot anti-matière. » Louis Leprince-Ringuet.

« La Topazette », la voiture inventée par Marcel, eut une carrière de courte durée, puisqu’elle dépassa à peine la porte des studios marseillais. Mais Marcel, également champion de bilboquet à ses heures, ne se décourageait jamais et inventa aussi des pompes à eau, toutes sortes de machines, dont il faisait maquettes et prototypes dans l’atelier qu’il avait dans chacune de ses demeures.

En 1941, il veut faire une Cité du Cinéma dans la région et achète le Château de la Buzine. Il va y reconnaître le château de « l’effroi » qu’il évoquera plus tard dans le deuxième tome de ses « Souvenirs d’Enfance », « Le Château de ma Mère ».

Il va aussi acheter le domaine de l’Étoile, à la Gaude, près de Cagnes pour se lancer en 1941 dans « la culture intensive des œillets » et éviter le STO (Servive du Travail Obligatoire) aux techniciens de ses studios revendus à la Gaumont. Par la suite, il y passera la plupart de ses vacances avec sa famille.

À la fin de la guerre, il se retire un temps dans sa propriété de la Sarthe, au moulin d’Ignières qu’il revendra vers la fin des années cinquante. Pour tourner « La Belle Meunière » avec Jacqueline Pagnol et Tino Rossi, Pagnol fera l’acquisition d’un vieux moulin à « La Colle-sur-Loup » dans l’arrière-pays niçois. Dès 1926, Marcel s’est pris d’affection pour la principauté de Monaco. En 1951, il décide de s’installer à Monte-Carlo auprès de son ami le prince Rainier. Il achète « La Lestra », magnifique villa du XIXe siècle située près de la baie. Marcel, Jacqueline, Frédéric et Estelle y vivent heureux jusqu’au début 1954. « C’est le plus beau temps de notre vie » écrira Pagnol. Puis, rappelé par l’Académie, Pagnol revient vers Paris et ouvre des bureaux rue Fortuny.

Il habite alors rue Jean Goujon, puis va bientôt acquérir un hôtel particulier au square de l’avenue Foch. C’est là qu’il va demeurer, auprès de Jacqueline, jusqu’à la fin de sa vie.

Marcel Pagnol épouse Simonne Colin à Marseille en 1916, religieusement au grand dam de Joseph. Le couple se séparera en 1926, mais le divorce ne sera prononcé que pendant l’occupation.

 

Marcel Pagnol rencontre Orane Demazis (site officiel) en 1923 en arrivant à Paris. Elle a 19 ans et déjà se trouve à l’affiche dans une pièce d’Emile Augier. Elle crée pour lui le rôle de Fanny et apparaît dans de nombreux films de Marcel Pagnol. En 1933 naît leur fils Jean-Pierre.

 

En 1930, Marcel Pagnol rencontre Kitty Murphy, ravissante jeune Anglaise de 18 ans venue à Paris avec une compagnie de danse.

En 1930, naît Jacques Pagnol qui seconda son père après la guerre, puis rejoignit France 3 Marseille comme cameraman.

 

Yvonne Pouperon est sa collaboratrice temporaire dans les bureaux de la rue Fortuny. Elle est pleine d’humour et de spontanéité.

Marcel Pagnol n’y résiste pas. Sa fille Francine naît en juin 1936.

 

Josette Day a déjà travaillé avec Julien Duvivier, Abel Gance, Christian Jacques et Maurice Tourneur lorsque Marcel Pagnol fait sa connaissance en janvier 1939. Leur liaison durera une partie de la guerre alors qu’ils se sont réfugiés à Marseille, puis à la Gaude.

 

Rencontrée en août 1938, Jacqueline Bouvier n’entre dans la vie de Marcel Pagnol qu’en 1944. Ils se retirent alors dans la Sarthe en attendant le débarquement allié. Ils ne se quitteront plus, elle sera son « brin de poésie et de tendresse » jusqu’à sa mort en 1974.

 

Frédéric naît en 1946 puis Estelle en 1951. L’adorable petite fille décèdera soudainement en 1954 d’une crise d’acétonémie. Le chagrin de Marcel et de Jacqueline est immense, ils ne s’en consoleront jamais.
 

 

Jacqueline Pagnol , Epouse de Marcel Pagnol.

En Septembre 2015 paraitront les bandes dessinnées de Topaze et de la Gloire de mon père. L’adaptation a été confiée à Serge Scotto et Eric Stoffel, deux Marseillais bien connus du monde de la BD. Ces titres… [ la suite ]

 Un détour par un poème de Verlaine

L’espoir luit comme un brin de paille  dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?
Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C’est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.
Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L’espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !
Au sujet du dernier film de Marcel Pagnol « Les lettres de mon moulin

Nous avions projeté d’y inclure « Les étoiles, mélancolique rencontre entre un berger et la fille de son maître. Cette idylle impossible, bien sûr était suggérée par Daudet avec le plus grand tact. Je devais jouer la « Demoiselle ». Pour le berger, Marcel voulait Brassens. Mais Brassens hésitait. Il n’osait pas encore faire le saut hors de son domaine, la chanson. En désespoir de cause, si je peux m’exprimer ainsi, Marcel contacta Montand. Et puis nous avons décidé de renoncer à ces étoiles. J’étais moi-même trop déprimée.

 

rez

 

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