Rimbaud, le Mystique
Arthur crache sur Dieu mais ne peut s’empêcher de s’y référer partout où son imagination vient se cogner sur le sens même de la vie. De « La saison en enfer » jusqu’à son agonie à Marseille Rimbaud joue avec la foi. Claudel en fera un « mystique à l’état sauvage » comme Fumet un « mystique contrarié ». Mais c’est un ascète qui trouve dans le silence, l’ennui et la souffrance une part de lumière. Celle qui l’a illuminée enfant en lisant la Bible à Charleville alors qu’il découvre l’existence de Cham, l’enfant noir de Noé quelque part en Abyssinie. Sa proximité avec les missionnaires d’Harar comme l’amour qu’il porte à sa sœur Isabelle catholique pratiquante laisse planer le doute.
Ou pourquoi, depuis sa mort, des écrivains de toutes obédiences spéculent autant sur le caractère mystique du poète que sur son agnosticisme déclaré.

















