Gloire à qui freine à mort

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 Bestiaire
de Paul Léautaud
préface de Marie Dormoy

« Les bêtes sont ce que j’aime le plus au monde », a souvent dit Paul Léautaud. Ce Bestiaire est composé des parties du Journal littéraire consacrées aux histoires d’animaux, de 1908 à 1926, données ici dans leur intégralité, et que Paul Léautaud lui-même avait supprimées. Peut-être avait-il quelque honte à se montrer, lui, le célèbre misanthrope, si tendre envers ses bêtes… A Paris, puis à Fontenay-aux-Roses, les demeures de l’auteur furent constamment envahies de chiens et de chats, malades ou abandonnés. Follement attendri, Léautaud reconstitue leur histoire. Mais il y a plus : comment ces étranges passions ont influé sur les rapports de Léautaud avec ses amis, ses maîtresses, et presque sur sa carrière littéraire, c’est ce qu’il nous conte lui-même, en des pages où l’émotion le dispute à la cocasserie.Bestiaire, Paul Léautaud, Préface : Marie Dormoy, Editions Grasset & Fasquelle, 2005, 261 pages

A propos de l’auteur

Paul Léautaud (1872-1956) vécu à Fontenay dans un petit pavillon avec un grand jardin livré à ses pensionnaires de la gent animale : plus d’une vingtaine de chiens et autant de chats, des singes, une oie. Il continua cependant à travailler à Paris où il fut secrétaire de rédaction au Mercure de France, partait le matin et rentrait le soir nourrir ses animaux avant de ressortir pour assister aux pièces de théâtre dont il était critique.

A Fontenay il passa longtemps pour un vieillard un peu fou. Des entretiens à la radio en 1952 le révélèrent au public et soudain aux Fontenaisiens. Léautaud est l’auteur de récits essentiellement autobiographiques, sarcastiques, empreints d’un cynisme frondeur. 

La revue de presse de Pierre-Robert Leclercq, Le Monde du 14 janvier 2005

… Qu’il s’agisse des femmes, des écrivains, des animaux, du théâtre, du journalisme, il y a deux façons d’entrer dans l’univers de Léautaud, en s’arrêtant à sa misanthropie trop permanente pour ne pas être souvent une posture, ou en considérant son talent d’écrivain quand il décrit un aveugle marchand de lacets et son chien, quand la mort d’un chat ne l’entraîne pas à des divagations quelque peu niaises mais à une réflexion brossée en trois fortes phrases, non sur la disparition des Pipe, Bouchon, Gros Père, Picasso et autres animaux de sa ménagerie – le choix des noms est à lui seul un poème -, mais sur le destin de tout ce qui vit, humains compris.

Comment une vie peut être liée à des animaux qui en conditionnent ce qu’elle a de meilleur et de pire, c’est aussi cette étrange intimité que révèlent ces pages heureusement sauvées.

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Gloire à qui freine à mort dans Paul Léautaud 901127paws

 

 

 

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